Baird Bay

13/03/2012 - Pays : Australie - Imprimer ce message

Nous nous rendons à la boutique vers 13h comme prévu, nous payons notre dû (140$/ personne) et enfilons immédiatement les combinaisons de plongée car nous devons être prêts à plonger dans l’eau à tout moment dans le cas où nous croisons les dauphins. Nous devons attendre quelques minutes que l’équipage revienne de la plongée du matin.

 

Nous en profitons pour discuter avec la dame de l’accueil, demandons s’il y a des requins dans les parages (et oui, il peut y en avoir, c’est l’océan après tout ! Mais ils utilisent un système d’ondes pour les éloigner) et apprenons qu’ils ne partagent pas l’engouement pour la plongée avec les requins effectuée à Port Lincoln par Calypso Charter car ils sont contre le fait de nourrir les requins, qui plus est à cet endroit, puisque cela les fait rester tout le temps dans les alentours de la colonie d’otaries, chose qui n’est pas naturelle…

 

Vers 13h30 nous embarquons sur le petit bateau pour aller nager avec les Sea Lions. Nous sommes 6 à bord. Après 20 petites minutes de traversée nous arrivons près de leur île. Et apercevons quelques têtes sortir de l’eau et nager prêt de nous. Nous jetons l’ancre au-dessus d’une zone sablonneuse, plongeons, et tout de suite, quelques petites bestioles curieuses sont arrivées pour voir ce qui se passait ici et ont commencé à jouer autour de nous et avec nous.

 

Le capitaine avait jeté une bouée centrale dont la sangle était lestée d’un poids en guise de repère dans l’eau. Durant tout la séance de natation les otaries s’amusaient avec et déplaçaient la bouée de quelques centimètres en permanence !

 

Malgré les combinaisons, la froideur de l’eau s’est fait ressentir. Nous avons snorkelé durant une heure au milieu de ces animaux, nous en avons vu une petite dizaine. Certaines otaries nous faisant leur petit spectacle aquatique, d’autres venants au plus près de nous pour se faire caresser ! C’est super super mignon, tout doux et ça a des poils de moustache tout durs.

 

En résumé, c’est un animal qui est sauvage mais qui ne rechigne pas à venir auprès des humains pour s’amuser.

 

Une fois sortis de l’eau (nous étions les derniers à en sortir d’ailleurs, il n’y avait pas de limite de temps) nous étions frigorifiés, vraiment. Pierre ne pouvait pas se réchauffer, malgré le chocolat chaud offert ainsi que les petits biscuits.

 

Nous nous sommes ensuite dirigés vers l’endroit où sont supposés être les dauphins. Et oui, supposés, car après avoir fait 3 fois la baie dans sa largeur (à chaque fois 15 minutes de traversée), nous n’avons vu aucun dauphin…malheureusement. Cette absence a certainement été causée par la présence de jet skis dans la baie durant la matinée, d’après les dires de l’équipe. De plus, la maman dauphin a un petit dauphin de quelques mois avec elles, donc ils ont certainement fuit ces eaux trop « dangereuses » pour eux.  Sur le retour à Baird Bay, le patron nous a proposé de revenir le lendemain car ce n’est pas habituel de ne pas voir de dauphins. Fait confirmé par le second membre de l’équipage qui est présent depuis 7 semaines et qui a toujours vu les dauphins.

 

Après réflexion,  nous avons profité de cette opportunité pour revenir gratuitement le lendemain. Dans tous les cas, ça fera une nouvelle baignade avec les otaries. De retour au camp, nous avons essayé de contacter les garçons pour les prévenir que nous partirions plus tard de Baird Bay. En effet ils avaient préféré rouler jusqu’à Cédun a (170 km environ) plutôt que de rester ici, village constitué de deux rues et d’une douzaine de maisons tout au plus…

 

Le soleil a vite commencé à se coucher, la chaleur laissant place à une fraicheur nocturne bienvenue !

 

 

Mardi 13 mars :

 

Le réveil a sonné à 8h, nous devons embarquer à 9h30, donc idéalement être là-bas vers 9heure, le temps de se préparer et d’y prendre un petit capuccino. La journée s’annonçait radieuse, le chaud était déjà au rendez-vous. Nous étions plus nombreux cette fois-ci, 14, dont les 6 de la veille.

 

Nous commençons la ballade par le spot des dauphins, il y en a, hop hop hop, on se dépêche d’aller à l’eau…Linda voit la maman dauphin et le petit, mais à peine 5 secondes et ils sont partis dans un autre coin.

 

Tant pis, go to…Sea Lions. Eux étaient bien au rendez-vous, moins nombreux au départ que la veille, mais vite rejoins par leurs copains. Nous sommes restés plus longtemps que la veille, l’eau semblait plus chaude et, au final, nous sommes encore une fois restés les derniers dans l’eau. Le capitaine nous a même rejoints dans l’eau à la fin, lorsqu’il ne restait que deux ou trois personnes.

 

Sur la fin, ils étaient vraiment joueurs/ bagarreurs. Ils n’étaient pas bien méchants mais, eux, sont dans leur élément et ont quand même des sacrées dents. Au passage, quelques participants (dont Linda) se sont fait mordre les pieds ou les doigts ;

 

Vers midi nous repartons vers les dauphins, nous en verrons quelques-uns, ils ne sont pas nombreux mais c’est mieux que la veille. Ils sont grands, nous ont tourné un peu autour, et sont repartis dans une eau trouble et agitée.

 

Nous avons repris la route vers 14-15h dans le but d’aller à Ceduna pour retrouver les garçons. Nous avons fait une halte pour se ravitailler en essence et junk food à Streaky Bay. Nous avons roulé sous une chaleur écrasante (35 degrés annoncés, mais dans les terres, il faisait bien plus que ça), nous avons d’ailleurs pour la première fois utilisé la clim du van, ça nous a bien aidé ! A plusieurs moments, nous avons vu ce qui nous semblait être des incendies, cependant on pense que c’est pour la culture sur brulis.

 

A Ceduna, après discussion avec nos compagnons de voyage, nous nous décidons de reprendre la route en direction du Western Australia, environs 1400 kilomètres de route monotone principalement composée de lignes droites en plein territoire aride pour arriver à Esperance rapidement.

 

Nous avons arrêté de rouler peu avant la nuit, dans une rest area avant Nundroo, nous avons parcouru environ 150 kilomètres qui augurent d’une longue longue route ! Nous nous sommes arrêtés suffisamment tôt pour profiter des taons et des mouches omniprésents !! A partir du moment où nous avons mis pied à terre un pied en dehors du van, le combat a commencé…s’arrêtant à la tombée de la nuit laissant place à un autre adversaire, d’un autre niveau, les moustiques. Les mouches sont juste ennuyantes, mais les moustiques ça pique et ça gratte sévère ! Nous n’en avons jamais eu autant depuis notre début de voyage, c’était simplement infernal. La seule solution, se calfeutrer dans le van, mais c’était sans compter sur la chaleur ambiante et le manque de vent ! La nuit n’a pas apporté la fraîcheur espérée, nous avons donc pris notre courage à deux mains pour aller se coucher au chaud. Vers 4-5 heures du matin il y eu une petite brise rafraichissante qui nous a poussée à rentrer dans les sacs de couchages… 

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