Manjimup - la tête dans les choux

24/03/2012 - Pays : Australie - Imprimer ce message

Nous sommes arrivés à Albany vers 16h, et premier réflexe : aller au visitor center afin de voir si on peut dormir gratuitement quelque part dans la ville et s’il y a du travail.

 

Accueil un peu froid de la dame, rien de gratuit à moins de 20km, les campings de la ville sont à minimum 30$ /nuit, pas de douches gratuites, au visitor center c’est 4$, pour le travail ils ne savent pas, faut aller voir les agences de travail qui sont sur la liste qu’elle nous fournit. La meilleure chance, aller dans le Backpacker de la ville. Il nous dit qu’il n’y a pas de travail pour l’instant dans les vignes et qu’il faut attendre au moins une semaine pour retrouver quelque chose et nous conseille d’aller vers Pemberton où nous pourrons plus facilement trouver quelque chose dans le picking. Ça nous embête car on aimerait bien rester à proximité d’une ville quand même !(Pemberton étant à plus ou moins 150km de là) ;

 

On fait le tour des diverses agences, l’une d’elle nous fournit une liste des vignobles de la région. Il commençait à se faire « tard » pour la région. Effectivement, passé 17h, tout commence à fermer ici. Nous avons décidé de remettre la recherche au lendemain.

 

Couchés tôt, levés tôt. Nous avons finalement passé la nuit sur le parking du visitor centre. Nous avons commencé par aller dans une agence gouvernementale pour l’emploi, qui nous redirigera vers le site web du Harvest Trail qu’on connait bien et qui ne propose rien dans la région.

 

Linda et Pierre décident d’aller faire le tour des vignobles autour d’Albany, les garçons appelleront les autres sur la liste. Nous avons quasiment été confrontés qu’à des refus. Sauf un qui récolte une semaine après, que nous devons rappeler lundi…autant dire que c’est une réponse négative pour nous. Les possibilités de travail semblent être très minces ici, on se décide donc de prendre la route vers Pemberton/Manjimup/Donnybrook, région « réputée » pour le picking de pommes.

 

Après une petite douche gratuite à deux pas du centre d’information, dans les toilettes publiques de la ville, dont nous n’avions pas été mis au courant la veille, Linda et Pierre décident d’aller dans le camp gratuit à 25 km de la ville afin de commencer à faire un peu de route vers Pemberton. Les garçons resteront en ville pour encore prendre une douche le lendemain. Nous nous retrouverons à Manjmup. Encore une courte et fraîche soirée, nous dormons vite pour ne pas tarder le lendemain.

 

Sur la route, nous nous arrêtons à Denmark, ville où il y a des vignobles également, nous nous arrêtons dans le premier croisé sur la route, nous appelons un autre vignoble, celui-ci n’ouvrant qu’à 11h, et sans réponses positives, nous décidons de ne pas nous attarder plus longtemps ici.

 

Puis un stop à Walpole, première ville où il pourrait y avoir du travail dans le picking. Au centre d’information, réponse négative mais l’aimable personne appelle Pemberton et Manjimup pour avoir des informations sur le travail là-bas. Pas la peine d’aller à Pemberton, il n’y a pas de travail, nous reste Manjimup… où nous atterrirons moins de deux heures après.

 

Aucune information quant au travail au visitor center et pas d’agence de travail dans le coin. Seuls les Backpackers proposent du travail, ce qui signifie qu’il faut y loger pour avoir un travail dans le picking. Ceci ne nous intéresse pas car, premièrement, nous disposons de notre propre logement, et secondement nous n’aimons pas trop ce genre de pratiques « douteuses/mafieuses », grand tableau blanc à l’accueil du backpack : « No rent = No job ».

 

En cherchant des numéros de téléphones dans les pages jaunes, plusieurs orchards sont situés sur Ipsen Street, on se décide donc d’y aller directement, et nous enchainons refus sur refus… Linda voit au loin des serres et décide de s’arrêter « au cas où », il s’agit d’une nurserie de choux fleurs (l’endroit où ils font les boutures) qui n’a pas de travail mais le monsieur lui donne trois numéros de cultivateurs de choux fleurs qui pourraient peut-etre avoir besoin de travailleurs.

 

Le premier sur la liste répond et effectivement il pourrait avoir besoin de quelqu’un pour compléter son équipe, il dit qu’il rappellera. Entre temps on croisera les garçons sur la seven day road, où sont également situés beaucoup d’orchards, où nous n’avons également eu que des refus, cependant l’un deux était vraiment sympathique et nous a appris qu’il y avait une pause entre les diverses variétés de pommes et que d’ici deux semaines il pourrait avoir besoin de quelqu’un à nouveau. C’est une demie bonne nouvelle. Sur le chemin de retour en ville, le gars des choux-fleurs rappelle et confirme à Linda que c’est bon pour commencer le lendemain…cependant au téléphone elle a oublié de mentionner que nous étions deux ! Ooops… Il avait de la place pour une seule personne, mais nous dit de venir tous les deux et qu’on verra bien le lendemain.

 

Réunion de crise avec les garçons, entre les appels infructueux et les refus en personne, point de bonne nouvelle. Sur 5 personnes, seule Linda est sure d’avoir un travail… Ils décideront de ne pas rester dans la ville très longtemps et de prendre la direction de Perth où il y aura certainement plus de possibilités de travail mais, malheureusement, qui ne comptent pas pour l’obtention du second visa. A bientôt les amis, nous nous recroiserons !! 

 

Nous décidons de loger au caravan park Warren Way, une nuit pour le moment et on verra pour la suite en fonction du travail.

 

Jeudi 

Rendez-vous à 7h30 chez Gary, notre nouvel employeur. Il dit que c’est bon pour tous les deux, et grommelle qu’il y a trop de français à Manjimup ! Effectivement, dans notre équipe de 8, il y a une Australienne, un Italien et six frenchies ! Quelque part cela nous rassure un peu car le bonhomme n’est pas facilement compréhensible et il va nous falloir quelques jours pour nous habituer au fait qu’il parle plutôt vite et dans un accent australien campagnard. Pas de speech de présentation, ce sont nos collègues français qui nous expliquent comment travailler directement sur le fait…L’ambiance est bonne, le travail est loin d’être le meilleur du monde mais bon… On a du travail !

 

On suit le harvester (un tracteur sur lequel il y a les bins et un tapis roulant sur lequel nous posons les choux récoltés) qui dicte donc le rythme. On commence par les choux fleurs pour cette première journée, il faut les sélectionner en fonction de leur taille et de leur bonne couleur, les couper et enlever les feuilles superflues par 2 ou 3 coups de couteau. Ca va vite !

 

En milieu d’après midi, la récolte s’arrête et nous devons faire du covering : recouvrir avec les feuilles les choux fleurs qui ne sont pas naturellement recouverts afin d’éviter qu’ils jaunissent. Tâche peu sympathique car on est tout le temps pliés en deux. La fin de journée (15h30) est une délivrance, particulièrement pour Pierre qui a passé toute la journée dans des bottes en caoutchouc taille 44… bien loin de son habituel 47-49.. :-/

 

Pierre hésite à revenir au prochain épisode, sur le coup, Linda est plus courageuse et motivatrice en s’appuyant sur les conseils de nos collègues français ("c’est un peu la pire tâche", "mauvaise journée qui arrive rarement"). La veille nous avions comme objectif de rester deux mois, pour faire nos 40 jours restant du visa. Durant la matinée ceci s’est ramené à 3 semaines, puis à 1/2 semaines le temps que les pommes reprennent pour finir sur « Bon, on va réfléchir ce week end !! ». 

Nous allons tout de suite après le travail en ville pour acheter des nouvelles bottes pour Pierre et au final pour Linda aussi.

 

Vendredi 

La deuxième journée s’est mieux passée ! Nous avons récoltés des brocolis toute la journée, il faut quand même tout le temps se baisser, mais ça va, le rythme est un peu plus lent, la motivation a remonté un peu. Pour les brocolis, il faut également choisir la taille (un peu plus gros que la paume de la main), vérifier la teinte générale, les couper et enlever toutes les branches et feuilles autour. On ne met sur le tapis roulant que le beau bouquet de brocolis bien net.  

 

Nous allons certainement rester tant qu’on le peut, tant qu’on travaille 5 jours par semaine…Une chose est sure, nous regrettons un peu le temps du thining de pommes à Orange !

 

Samedi 

Aujourd’hui c’est le week-end ! Après un super petit déjeuner de week-end, nous avons fait un tour en ville ce matin, Linda s’est arrêtée dans les quelques cafés-boulangeries-restaurants pour chercher un travail pour le samedi et dimanche… Histoire de se faire des sous en plus, surtout qu’il n’y a rien à faire ici… Pas de réponse pour le moment.

 

Manjimup, c’est un peu comme beaucoup de villages alsaciens, par exemple Eschau (pour ceux qui connaissent) avec supermarché, quelques boutiques, resto, boulangerie, et c’est tout, sauf qu'ici, c'est à l’écart de tout, à 150 km de la grosse ville la plus proche et entouré de forêt.

 

A bientôt pour la suite! 



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Par Sonia
le 24/03/2012 à 20:58:39
quel boulot de trouver du travail!!! allez courage jeunes gens
Par Jérôme
le 26/03/2012 à 08:05:39
C'est chiant de bosser, quand on n'a plus l'habitude, d'ailleurs même quand on a l'habitude....

a+

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