The road

27/05/2012 - Pays : Australie - Imprimer ce message

Le lendemain matin de notre rencontre avec Amélie (25), nous reprenons tous la route dans nos directions respectives, pour nous le nord, et pour Amélie, le sud.

 

Nous décidons de ne pas nous arrêter à Monkey Mia… C’est un village côtier qui est connu pour une seule attraction : les dauphins qui viennent tous les matins à la même heure sur une plage en particulier pour se faire nourrir (et donc par la même occasion, les approcher de très près) ;

 

Alors pourquoi nous n’y allons pas ? déjà, pour accéder à cette ville, il faut faire un détour de 300 kils par rapport à notre trajet initial (150 pour y aller, 150 pour revenir), puis il faut dormir là-bas pour être présent tôt le matin, et il faut payer pour voir les dauphins de près, et puis on ne peut pas se baigner avec nos nouveaux tatouages, et surtout, nous avons entendu des échos plutôt négatifs sur l’attraction en elle-même, les dauphins restant la une minute le temps de récupérer un bout de poisson… C’est un peu dommage, mais nous en avons déjà vu beaucoup des dauphins !

 

On continu donc notre route vers Carnarvon.  Cette ville est connue pour les très nombreuses plantations de fruits et légumes aux alentours, et surtout de bananes. Premier réflexe en arrivant dans une ville : le point d’information. Comme d’habitude, pas de free camping dans le coin, pas d’aide pour la recherche de travail mais juste une carte de la ville avec l’endroit où se situent les plantations. Ni d’une, ni deux, nous nous dirigeons vers la bas.

 

Et là, mauvaise surprise, devant chaque exploitation agricole, nous apercevons des panneaux « NO WORK », « NO JOB », interdiction d’entrer, propriété privée, etc etc… nous faisons le tour mais rien ni personne ne semble très accueillant. Nous ne prenons même pas le risque d’y aller quand même, ici, on ne se sent pas vraiment accueillis ;

 

On fait un tour au supermarché pour faire le plein de pain, biscuit, thon, pates… Et là aussi, dans le supermarché, un immense panneau d’information, avec des pancartes dans toutes les langues « Ne pas voler dans le supermarché, vous risquez votre visa et vous serez renvoyé chez vous », mais pour les français, c’était écrit en caractères plus gros...

 

Sympa la réputation…

 

Nous nous rendons au point indiqué sur la carte où il y a des douches (froides), histoire de se laver avant de reprendre la route. Nous rencontrons deux filles que nous avions déjà vues plusieurs fois à Manjimup. Elles sont dans la même situation que nous, elles viennent d’arriver et cherchent un travail. Linda discute avec d’autres backpacks, toujours au même endroit (et oui, c’est juste les backpacks que tu rencontres au niveau des douches gratuites !), et c’est pour tous la même histoire, tous recherchent du travail.

 

Au secours ! Nous partons de cette ville… Nous faisons juste 90 kils afin de trouver un coin où se poser et dormir.

 

Le lendemain (26), nous repartons et nous nous dirigeons vers Coral Bay, la porte d’entrée du très connu Ningaloo Marine Park [ pour ceux qui ne savent pas, petit cours de culture australienne : « baignée par des eaux bleues paisibles, la cote de Corail doit son nom aux coraux qui tapissent le Ningaloo Reef, un merveilleux récif qui abrite une riche faune marine et dont un parc national assure la protection. Si la plongée, avec ou sans bouteille, dans ces fonds grandioses ne vous suffit pas, la côte du Corail est l’un des rares endroits au monde où l’on puisse nager avec un requin-baleine, le plus grand des poissons, et observer des baleines, des raies manta, des tortues et des dugongs, rares mammifères marins. A quoi s’ajoutent de puissantes vagues propices au surf, des eaux calmes où nager, des plages superbes où lézarder et de délicieux fruits de mer à déguster.»]

 

Ça a l’air vraiment sympa hein ? Et bien nous sommes restés à peine une heure, et nous sommes repartis plus loin. Pourquoi ? Parce qu’on ne pouvait pas se baigner à cause de nos tattoos, parce que l’eau était froide, parce qu’on n’avait rien à faire ici si ce n’était pas pour aller dans l’eau.

 

On roule encore un peu, et à nouveau, on s’arrête sur une aire de repos pour la nuit. 

 

---

 

Ça fait déjà un bout de temps que le paysage a changé : la terre est rouge, ocre, poussiéreuse…  la végétation est sèche, broussailleuse, morte ou juste hostile (des trucs qui piquent ou qui grattent)… les routes sont très longues, très droites, très ennuyeuses… les cours d’eau sont tous à sec…

 

On croise de moins en moins de monde, et quand on croise quelqu’un, on le salue. On peut faire des dizaines de kilomètres sans croiser personne, avec toujours le même décor désertique autour de nous.

 

Les animaux ici ne semblent appartenir à personne, il y a des moutons ou des vaches en bord de route. Ils appartiennent certainement à des cattle-station, mais il n’y a pas de barrières pour ces champs qui fond des dizaines et des dizaines de kilomètres de long ; la route principale passe en plein milieu des parcelles, il y a des « grid » en rentrant (grilles au sol pour empêcher les animaux de sortir) et en ressortant...

 

On voit plus de vaches éclatées au bord de la route ici qu’ailleurs… On a aussi vu les voitures qui les ont percutés et qui sont toujours au bord de la route, le choc étant tellement impressionnant...  Ici personne ne s’amuse à ramasser les bêtes mortes, on voit des fois les squelettes de vaches qui pourrissent au soleil!

 

Encore un autre changement : les « road train », qui veut dire en français « les trains de route » ; et c’est la meilleure des descriptions, ce sont des camions avec deux, trois et même quatre remorques !  C’est hyper méga long, et une fois lancés sur la route, rien ne les arrête (même pas un kangou ou une vache qui traverse la route !). Ils roulent plus vite que nous, allant jusqu’à nous dépasser, et là, ça fait un peu flipper !

 

La région centre et nord du Western Australia est considérée comme désertique ou semi-désertique, mais est très riche en métaux, d’où les nombreuses mines que l’on voit, et surtout d’où les très nombreux road train que l’on croise… Les stations essence sont "rares" (genre tous les 200/250 ou 300 km) et l'essence est chère, surtout en plein milieu de nulle part!

 

Pour ceux qui ont fait Nullarbor, ici c’est pareil, mais en plus long !!



Etapes :
Carnarvon
Ningaloo
Point Maud
Note: 0/5 - 0 vote(s).
Imprimer ce message
Syndication :
Par Marion (lycée Pierre)
le 12/08/2012 à 09:34:49
Je m'aventure un peu sur votre carnet, ca fait très plaisir de revoir des photos de l'australie!
Quels sont vos plans ensuite, vous pensez revenir un jour en France ?
J'écris sur cette page car vous avez raté un endroit magiiiiiiiiiique !
Le ningaloo reef national park mais du côté d'Exmouth, où je n'ai jamais vu autant de poissons, requins, raies et tortues si proche de la plage. C'est dommage, mais si j'ai bien compris c'est dû à vos nouveaux tatouages.
Allez, je continue sur votre carnet
Bisous
Par Pierre et Linda
le 19/08/2012 à 02:38:04
Hello collègue!

Ça fait plaisir d'avoir de tes news; comment vas-tu? (en espérant que ça va, malgré ce qu'on a entrevu sur fb)

Parler d'Exmouth, c'est remuer le couteau dans la plaie... C'était un des seuls truc impératif à faire pour nous dans le WA, et nous n'avons pas pu en profiter... pour le moment.
On avait décidé de se faire un tattoo juste avant de partir de Bali et on ne pensait pas remonter la côte australienne aussi rapidement, mais on avait besoin de trouver un taf plus vite que prévu...
Du coup, on arrive à Coral Bay, on se dit "ca à l'air vraiment sympa" mais on ne pouvait pas se baigner. On a tracé notre route...

Pour ton autre question, oui on rentre bientôt en France, mais seulement pour quelques semaines... On sera en Alsace début octobre jusqu'à mi-novembre... et on espère que toi aussi, histoire d'aller se boire un verre en bonne et due forme!

A bientôt ;)

Laisser un commentaire

Copyright © Pierre et Linda Tous droits réservés. Theme by Laptop Geek adapté pour Kikooboo.